Jean-Pierre Siméon, Comme il est bon d’aimer

Ma contribution pour le Cahier de poésies d’Asphodèle.

Mes pensées se tournent vers Jean-Pierre Siméon, des questions me viennent en me souvenant de ma lecture La poésie sauvera le monde… Me dire que l’essentiel est dans la douceur, le beau, dans l’amour. Faire ce qu’il est bon pour nous, pour notre bien-être, notre intérieur appelé âme. Être dans l’amour, être amour, encore plus quand l’air ambiant est à l’opposé de cela.

Et murmurer, se murmurer…

Comme il est bon d’aimer

Il suffit d’un mot
pour prendre le monde
au piège de nos rêves

Il suffit d’un geste
pour relever la branche
pour apaiser le vent

Il suffit d’un sourire
pour endormir la nuit
délivrer nos visages
de leur masque d’ombre

Mais cent milliards de poèmes
ne suffiraient pas
pour dire
comme il est bon d’aimer.

Et comme il est bon de s’aimer.
Toujours s’aimer et semer notre amour, l’amour…

Extrait – Comme une feuille de thé à Shikoku, Marie-Édith Laval

« Devant des fleurs de cactus, dont la beauté ne dure qu’une journée, ces nouvelles 24 heures démarrent sur un rappel de l’éphémère de notre passage en cette vie. Savourons chaque moment, soyons présents à ce qui est là. Tout est transitoire. Rien n’est à nous. Tout appartient à l’humanité entière. Tout passe et nous ne sommes que des passants sur ces routes du monde… C’est d’une telle évidence, me direz-vous. Certes, mais nous l’oublions fréquemment. Dans la merveilleuse aventure de la vie au présent, l’existence est riche d’aurores chaque jour nouvelles. »