Si on parlait de… ces livres qui ont marqué ma vie de lectrice

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©La tête dans les livres

Ce rendez-vous était publié toutes les deux semaines puis tous les mois, le deuxième dimanche du mois mais La Tête dans les Livres a décidé de le faire à son rythme. On y parle de livres, de vie bloguesque, de tout et n’importe quoi… le but étant de pouvoir échanger en toute simplicité et toujours autour des livres ou du blog.

Le thème de dimanche dernier était les livres qui ont marqué ma vie de lectrice.

Ils sont nombreux, me semble-t-il. Lesquels choisir ? Lesquels retenir ?

En vrac…
Les histoires de Rosalie de Michel Vinaver. Celles et ceux qui me lisent depuis mes débuts ou presque savent. Pour les autres : il s’agit de mon tout premier roman lu seule. Il m’ouvrit les portes de la lecture. Et la collection castor poche des éditions Flammarion était chère à mon cœur. Les quatre filles du docteur March, la saga Les enfants Tillerman et bien d’autres furent dévorés et sont toujours là, sur mes étagères.

Des Poèmes choisis d’Arthur Rimbaud et de Charles Baudelaire découverts au collège grâce à ma professeur de français m’emmèneront sur le chemin de la poésie.

Avec La nuit des temps de René Barjavel, je ferai des cauchemars et Madame Bovary de Gustave Flaubert et Bel-ami de Guy de Maupassant me vaccineront pendant vingt ans contre les classiques intemporels.

Les années ont filé et ont emporté avec elles les romans.

Viens ensuite la saga de La bicyclette bleue de Régine Deforges : passionnante histoire d’amour sur fond d’Histoire. Vers la même période, Sœur Emmanuelle me redonnera espoir et foi en l’avenir grâce à son récit Chiffonnière avec les chiffonniers et Yalla, en avant les jeunes.

Le désert. Une longue traversée dans le désert. Je ne lis quasiment plus. Il me faudra attendre des années avant de dévorer à nouveau.

Des vents contraires (Olivier Adam) ou l’étrange coïncidence. Et le Petit éloge de la rupture de Brina Svit. Et tous ces autres me ramènent à la lecture.

Et puis, Paulette… de Barbara Constantine inaugurera mon premier blog littéraire. J’y rencontrerai mes écrivains favoris : Philippe Delerm avec Les amants de l’Hôtel de Ville (qui sera enfin lu) et Marguerite Duras grâce à L’amour. Une dernière prière avant la fermeture de ce blog… Au nom du père, du fils et du rock’n’roll d’Harold Cobert marquera un tournant dans mon rapport avec les auteurs et m’interrogera sur mes lectures. Un certain dégoût s’installe.

Peu à peu, de nouvelles saveurs s’offrent à moi. Les arbres voyagent la nuit d’Aude Le Corff me fera découvrir Le petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry qui lui-même m’emmènera sur la voie du Tao, Lao-Tseu, Tao-tö king, sans oublier Derniers fragments d’un long voyage de Christiane Singer : autant de belles découvertes qui alimenteront mon blog, ce blog À mes heurs retrouvés.

L’aventure continue ou ne fait que commencer. L’Histoire de la psychologie d’Olivier Houdé m’incitera à me tourner vers la philosophie, ce petit trésor m’élèvera, me révèlera.

À moi, enfin, les intemporels ! Quelle joie ! Jane Eyre (Merci Kathleen), La peste et tant d’autres attendent. Une nouvelle ère, un nouvel air, Comme une feuille de thé à Shikoku.

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Si on parlait de… mes « livres doudous »

Si on parlait de…
Ou le rendez-vous du deuxième dimanche de chaque mois La tête dans les livres

On discute « de livres, de vie bloguesque, de tout et n’importe quoi… le but étant de pouvoir échanger son point de vue en toute simplicité. »

©La tête dans les livres

Mes « livres doudous »
En tant qu’ancienne blogueuse (je vous en parlais le mois dernier), j’ai souvent croisé ce terme, mais je n’ai jamais pu le faire mien.
Je ne possède, me semble-t-il, aucun « livre doudou » bien que Les histoires de Rosalie de Michel Vinaver – mon tout premier roman lu (seule) vers mes neuf ans et demi – soit toujours dans ma bibliothèque, ma séparation récente avec certains de mes livres doit, je pense, contribuer à cette absence et selon moi ce terme concerne plus les livres lus et relus (n’est-ce pas ?)… Or, chez moi ils sont rares.

Pas de « livres doudous » mais des écrivains doudous !

C’est venu sur le tard – si je ne tiens pas compte de Patrick Cauvin – avec la sortie au format poche d’un Delerm (Philippe, le père), Les amoureux de l’Hôtel de Ville : une lecture passionnante où l’on retrouve le Paris noir et blanc des années 50 par le biais de photographies du mouvement humaniste. D’où la célèbre photo du Baiser de Robert Doisneau en couverture du livre.
Cette même année, je fais la connaissance du fils Delerm, Vincent avec son album et sa célèbre Fanny Ardant et moi. Toutefois, ils rentreront dans mon univers littéraire et musical dix ans après, en 2012 et 2013. Et quelques années plus tard, je découvre  avec surprise un livre-cassette de mon enfance dont les illustrations sont signées Martine Delerm, la mère.

Comme « livre doudou » chez les Delerm, je retiens Les amoureux de l’Hôtel de Ville, Écrire est une enfance – l’autobiographie de Philippe –, Fragiles – un album écrit par Philippe et illustré par Martine et le triptyque de Vincent L’été sans fin, C’est un lieu qui existe encore, Songwriting.

L’été 2013, Marguerite Duras me séduit avec L’amour. Une rencontre indescriptible et surtout inoubliable. Je tombe sous le charme de son écriture où j’aime la deviner et cherche à la comprendre. J’aime ses mots, mais aussi ses silences, ses ellipses, ses entre-les-lignes. (Peut-être que je l’aime…)
La maladie de la mort ! Son meilleur roman selon moi et pour l’instant : je n’ai pas encore lu toute son œuvre.

Que connaissent-ils d’eux ? La première gorgée de bière et L’amant. Je n’ai pas lu le premier, quant au deuxième… mon avis. Pour découvrir Duras, je conseillerais un autre livre. Et je m’éloigne du sujet…

J’y reviens.
Si un « livre doudou » correspond à un coup de cœur ou à une lecture inoubliable alors sans hésitations, je cite Jane Eyre de Charlotte Brontë, Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval, S’émerveiller de Belinda Cannone, La peste d’Albert Camus, Gabriële de Anne et Claire Berest, Mina Loy, éperdument de Mathieu Terence et d’autres viendront s’ajouter à ceux-ci. Aurais-je cité mes « livres doudous » ? Peut-être.

Mais oui ! Après avoir regardé une vidéo de Margaud Liseuse sur ce thème, c’est bien ça : des livres inoubliables et inséparables de mes étagères. J’ai parcouru mes lectures achevées et j’ai envie d’ajouter : Petit éloge de la rupture de Brina Svit, Derniers fragments d’un long voyage de Christiane Singer et La bicyclette bleue de Régine Deforges, mais aussi ceux de Sœur Emmanuelle Chiffonnière avec chiffonniers et Yalla, en avant les jeunes ! Ils ont plus ou moins marqué ma vie de lectrice.

Et je sais déjà que d’autres m’attendent…

Si on parlait de… pourquoi je tiens un blog

Si on parlait de…
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Pourquoi je tiens un blog ?

Écrire sur mon blog est une habitude à présent.

Pour en connaître l’origine, un retour en arrière de cinq ans est nécessaire.
Malgré des souvenirs flous sur l’ouverture de mon premier blog littéraire, le désir de partager mes lectures en était la base. Par la suite, s’est ajouté mon besoin d’exprimer mes émotions, mes sentiments et autres pensées.
Présente et très active à l’époque sur deux réseaux sociaux, je faisais découvrir de nouveaux auteurs et nombreux étaient mes partenariats. Ma vie personnelle n’étant pas un long fleuve tranquille, mon refuge était mon blog, le livre-visage et l’oiseau bleu. Malheureusement, un trop plein et des mauvaises rencontres m’ont vite envahie, étouffée… j’ai tout stoppé. Suppression du blog sans rien sauvegarder.

Quelques mois d’absence et me voilà de retour sur la blogsphère pour poursuivre mon chemin de lectrice-blogueuse. Ce sera rapidement un échec. Suppression de ce deuxième blog. Puis d’un troisième et d’un quatrième… sans parler de mes blogs d’écriture ! Combien de textes, de poèmes ont disparus ? Je n’ose imaginer. Dommage pour le recueil…

Et quand vient l’apaisement (ou presque), l’envie de repartager mes lectures du moment se fait ressentir. Écrire. Toujours écrire pour mieux appréhender la vie et ses aléas.

Le premier juin 2014, un énième blog d’Eleonore B. naît. Le dernier. Il subit bien des changements, des fermetures, mais il résiste et je persiste car

Écrire est devenu indispensable comme respirer.
Écrire fut ma nourriture. Comment oublier cela ?
Écrire est un jeu où le « je » peut être mis à mal.
Car écrire, c’est pleurer en silence, c’est s’ouvrir au monde, aux mots, à l’autre et c’est offrir ses maux.
Écrire pour mieux dire ou laisser une trace face à l’absence, à la distance…
Écrire, décrire le manque et le silence
Écrire pour moi, pour vous, et surtout pour Eux (deux) !

Écrire reste, est l’unique raison de mon blog.

Si on parlait de… sagas littéraires

Si on parlait de…
Ou le rendez-vous du deuxième dimanche de chaque mois de La tête dans les livres
On discute « de livres, de vie bloguesque, de tout et n’importe quoi… le but étant de pouvoir échanger son point de vue en toute simplicité. »

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Nous sommes loin du deuxième dimanche d’octobre… mais mieux vaut tard que jamais.

Les sagas littéraires ? J’en lis très peu.

Je me souviens toutefois de l’histoire en 8 volumes des Enfants Tillerman de Cynthia Voigt : j’avais 10/11 ans et me suis régalée. J’étais ravie de retrouver Dicey, James, Sammy et Maybeth à chaque tome. Abandonnés par leur mère sur un parking de supermarché, ils survivront malgré des nuits à la belle étoile et le peu ou pas du tout de nourriture. Ils iront se réfugier dans la famille : auprès d’une cousine d’abord mais ils reprendront la route pour arriver à bon port chez leur grand-mère. Ils devront se réhabituer à des journées ordinaires faites de règles et d’obligations : le retour à l’école sera mal vécu pour certains, mais la fratrie est soudée face aux épreuves. Une belle leçon de persévérance et d’espérance que l’histoire des Enfants Tillerman. Les romans consacrés à un seul personnage m’ont permis de mieux apprécier cette suite. 

Une décennie plus tard, me voilà au cœur d’une nouvelle saga en 10 tomes : celle de La Bicyclette bleue de Régine Deforges. Je me plonge, me fond dans les 7 premiers romans où Léa Delmas devient mon modèle : femme libre, cherchant sans cesse son indépendance, une certaine reconnaissance mais aussi l’amour. Je la suis partout où la guerre éclate : de Bordeaux à Cuba, en passant par Paris et l’Argentine, faisant un détour par le Vietnam pour terminer le voyage en Algérie. Seuls romans lus deux fois – pour les premiers tomes. L’envie de la retrouver resurgit et connaître la fin, enfin, me tente bien.

Récemment, j’ai commencé l’autobiographie d’Anne Wiazemsky, belle-sœur de Régine Deforges. Je classe ses livres dans les sagas puisqu’elle nous fait part de sa vie en plusieurs volumes. J’ai déjà lu Jeune fille et Une année studieuse, restent à découvrir Un saint homme et Un an après, Aux quatre coins du monde, rencontrer Une poignée de gens, Mon enfant de Berlin et voir les Hymnes à l’amour : des romans autobiographiques.

Les Misérables de Victor Hugo m’attendent également et je dois aller À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Mes lectures sont très éloignées d’Harry Potter ou des livres de J. R. R. Tolkien, mais Le Seigneur des anneaux m’attirerait davantage.

Les sagas ne me tentent pas particulièrement, je préfère rencontrer une multitude de personnages dans différents styles d’écriture que dans un seul, sinon je me sens vite à l’étroit et le besoin d’explorer un autre univers se fait vite ressentir. Je laisse donc cela aux passionnés comme à celle qui a La tête dans les livres.