Alice Walker. La couleur pourpre.

Chère Celie,

Je me permets de te tutoyer, tu fus si proche de moi tout au long de ton récit… Merci de t’être tant dévoilée. Je garderai longtemps ton histoire dans mon cœur et dans ma mémoire.

Tu me manques, Celie.
Les mots me manquent.

Que t’écrire ?

Je me suis sentie tellement honteuse d’être blanche en t’écoutant. Bien sûr, je n’y suis pour rien, je n’étais pas née… Mais, je ne peux pas m’empêcher d’être mal. Comment puis-je être fière de la blancheur de ma peau en refermant le livre de ta vie ? Une vie du siècle dernier et pourtant, certains de tes maux résonnent encore aujourd’hui, au XXIe siècle, chez d’autres femmes et petites filles. La violence n’est pas passée, malheureusement, elle résiste.

Dois-je croire, comme toi, en des jours meilleurs, en ce « Cher bon Dieu » ?

Nettie, ta petite sœur, je ne l’oublie pas. Mes pensées s’envolent vers elle…

Merci Celie.

À un de ces jours, ailleurs.
En attendant, je te portes dans mon cœur.

Eléonore.

***

Chère Alice Walker,

Comme de nombreuses personnes, j’ai découvert La couleur pourpre grâce au film de Steven Spielberg et l’inoubliable Whoopi Goldberg dans le rôle de Celie, avant de lire votre roman.

Merci d’avoir retranscrit l’histoire de Celie. Histoire poignante, marquante et plus encore. Retranscrire, oui. Car Celie est plus qu’un personnage fictif à mes yeux, elle a existé et existe encore ici ou là, en chaque femme.

Merci.

Eléonore B.

***

Chère Madame lit,

Je vous adresse ma chronique avec un peu de retard, puisque vous avez déjà publié le bilan d’avril de votre défi 2019.

Madame lit, merci. Grâce à vous, j’ai enfin pris le temps de lire La couleur pourpre, le célèbre roman d’Alice Walker, que je souhaitais découvrir depuis longtemps.

En espérant être plus réactive, le mois prochain.

Au plaisir de vous lire.

Bonnes lectures !

Eléonore

***

Lu grâce à Madame lit son défi 2019… Et moi aussi !
Une lecture pour le défi Au fil des saisons et des pages (Printemps. Des fleurs sur la couverture)

***

La couleur pourpre
Traduit par de l’américain par Mimi Perrin.
Robert Laffont, pavillon poche, 2008. 350 pages.

Dans la grande tradition du roman sudiste, La Couleur pourpre, qui dénonce l’oppression raciale et sexuelle dont furent victimes les femmes noires, a fait date. Celie et Nettie sont deux soeurs séparées à l’adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront ni les brimades ni le mépris, ni les guerres ni l’absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l’adresse de sa soeur, elle-même envoie ses lettres au Bon Dieu. Une correspondance sans espoir de réponse. Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir.
Lauréat du prix Pulitzer et de l’American Book Award en 1983, La Couleur pourpre a été adapté au cinéma en 1984 par Steven Spielberg.

Alice Walker
Née en 1944 à Eatonton, Georgie, Alice Walker est la fille d’un métayer et d’une femme de ménage qui encourage sa vocation littéraire. Après une enfance miséreuse, émaillée d’épreuves, elle entre à Sarah-Lawrence, une des universités les plus réputées des États-Unis. À la fin des années 1960, Alice Walker s’établit dans le Mississippi pour y enseigner. Elle y publie en 1968 son premier recueil de poèmes, Once, et s’occupe activement de la cause des Noirs. En 1970, elle publie son premier roman The Third Life of Grange Copeland, qui décrit les effets contradictoires de la misère sur deux générations d’Afro-Américains. En 1973, elle obtient une citation au National Book Award pour son deuxième recueil de poésie, Revolutionary Petunias. En 1976, elle publie Meridian, un des meilleurs romans sur le Mouvement pour les droits civiques. Elle écrit, parallèlement, de nombreux essais dans des revues féministes. C’est avec La couleur pourpre (publié en France en 1984 aux éditions Robert Laffont) qu’elle connaît la consécration. (source : lien)

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11 commentaires sur “Alice Walker. La couleur pourpre.

  1. Quelle belle chronique! Je note titre car je n’ai jamais lu ce roman épistolaire. Il me tarde de découvrir la plume d’Alice Walker. Comme toi, j’ai découvert cette histoire par le biais du cinéma. Je viens d’ajouter le lien de ton article dans le bilan. Merci pour le gentil mot. Au plaisir!

    1. Ton commentaire était dans les indésirables alors que d’autres non. Étrange…
      Merci ! Touchée par tes mots. ❤
      Bonne découverte d'Alice Walker, alors.
      Au plaisir 🙂

  2. Le film de Spielberg est très beau. Je ne doute pas que le livre soit aussi merveilleux sur un sujet si important. J’aime beaucoup ta façon d’exprimer ta gratitude face à des moments de grâces, dans une lecture, qui nous touchent au plus haut point. Merci Éléonore 🙂

    1. Merci Frédéric.

      En y repensant, je sais plus si j’ai vu le film en entier… Car je me souviens de quelques scènes précises.
      Le livre est très beau et très touchant.

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