Lewis Caroll. Les Aventures d’Alice au pays des merveilles. Pocket Bilingue.

Et le temps s’arrête, le temps d’un voyage, d’une réflexion peut-être.
Alice « tombe » dans un autre monde où l’absurde en vient à ne plus l’étonner.
Ce conte cache l’Aventure de l’enfance, des relations entre adultes et enfants, de la quête de soi et des questions sur le temps et l’espace grâce à des rencontres surprenantes.

Et je bascule – moi aussi – dans cet autre monde où avec confiance, je me laisse emporter par la plume de Lewis Carroll et me promène aux côtés d’Alice. Mon esprit s’éveille, quelques barrières se brisent et j’accueille cette exploration spacio-temporelle avec émerveillement.

Mais ! Socrate ne se serait-il pas transformé en Chenille ?
Advice from a Caterpillar (Conseils d’une chenille), sans conteste mon aventure préférée, m’a fait penser à d’œuvres de Platon (Ménon, Phèdre…). Quant à Alice’s Evidence (Le témoignage d’Alice), j’ai revu comme un semblant de fin du Procès de Socrate. Leur sort n’est, certes, pas le même. Toutefois, la mort est là : belle métaphore dans Les Aventures.

Et Alice ne serait-elle pas la grande sœur du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry ?
Tous deux allant d’une planète ou d’une aventure à une autre, questionnant sans cesse les personnages ou les créatures croisé(e)s sur leur chemin. Ils enquêtent dans ces univers méconnus, ne menant finalement qu’une quête sur eux-mêmes. Alice ira au centre de la Terre (vraiment ?) pour trouver des réponses qu’elle ne cherchait pas, Le Petit Prince s’envolera vers les étoiles. Ainsi Lewis Carroll nous offre un conte chimérique et Antoine de Saint-Exupéry un conte poétique, mais philosophiques tous deux.

Les Aventures d’Alice au pays des merveilles porte en lui ce qu’il est à mes yeux : une merveille. Précieuse merveille constellée de jeux de mots, de symboles (je pense), de références historiques, de parodies (de chansons, de poèmes…) et de bien d’autres choses encore. La complexité et la richesse de cette œuvre est un réel cadeau – et ne doit pas effrayer. Tout y est ! Je comprends qu’elle soit l’une des plus traduites après la Bible.
Un essentiel à avoir dans sa bibliothèque !

Les Aventures d’Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll
traduit par Jean-Pierre Berman
Pocket, collec. bilingue, 2010. (EAN 9782266212359)

Les aventures d’Alice ne sont pas seulement des voyages initiatiques dont «grandir» serait le thème central et au cours desquels, descendant en soi, l’héroïne découvrirait le sens du monde extérieur. Elles présentent, et constituent pour elle, un monde dont elle est le centre, la reine en vérité. Pour elle comme pour le lecteur, le «sens» du conte est autant une découverte de soi – de l’Enfance – que de la société adulte avec laquelle il lui faudra, comme tout enfant, à tout le moins coexister. Ainsi s’explique que l’on trouve dans Les Aventures d’Alice au pays des merveilles une peinture de l’enfance aussi riche que vraie. (source : Gallimard)

Lewis Carroll
Lewis Carroll est le pseudonyme de Charles Lutwidge Dodgson. Le très sérieux M. Dodgson, professeur de mathématique à l’université d’Oxford, ne voulait en effet reconnaître « aucun rapport entre lui et les livres publiés sous un autre nom que le sien »… C’est-à-dire Lewis Carroll ! Né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Cheshire. […] Brillant mathématicien, il enseignera à Christ Church College jusqu’en 1881, et publiera, sous son vrai nom, plusieurs ouvrages consacrés aux mathématiques et à la logique symbolique. Passionné de photographie, les enfants demeurent ses modèles favoris ; il invente pour eux des jeux de langage et leur dédie des contes, « Alice aux pays des merveilles » (1865). […] Son goût des énigmes, des jeux de mots et de la parodie en fait l’un des grand maître du « non-sense » en littérature. Il meurt en 1898 à Guildford, dans le Surrey. (source : Gallimard)

Lu grâce au #printempsdelire
Printemps de l’imaginaire

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