À distance, Eléonore B.

À distance

Et pourtant tu sais qu’il ne fallait pas.
Tu l’avais déjà fait.
Pourquoi avoir retenté ?
Pourquoi ?
Rester là.
À ta place. La meilleure. Celle que tu aimes est celle où tu t’éloignes des autres, de tous ces autres et de leurs malheurs. Aussi infimes soient-ils.
L’ignorance est ton alliée.
L’indifférence est à réserver aux pires d’entre eux.
Sans violence, seulement dans un silence, tu t’éloignes et t’effaces.
Toujours dans un murmure, jamais dans un cri. L’amour te vas si bien. Tu t’élances vers d’autres horizons, sous d’autres cieux.
Tu étouffes dans cet air ambiant empli de haine.
Où respirer le calme ?
Où trouver sérénité et bonté ?
Ils se parent de noir et sombrent dans l’ennui.
La nuit est lumière face à leurs regards. Vides.
Inconscients, ils se perdent. Tu les laisses, les délaisses.
En silence, tu t’éloignes.

Eléonore B.
(23.5.18)

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Et dans le décor… (7)

… qui change encore
tout le monde s’en fout
des titres et des listes s’effacent
apparaissent avant-propos et index
et ces lectures à venir et lectures achevées
regrouper aussi les discussions, les tags
et continuer encore
de bloguer