Me souvenir du printemps et de l’été

“Effluves du printemps, lointaines
où se mêle le temps d’un été

Et ces heures travaillées, obligatoires, emmêlées à ces heurs retrouvés… aux odeurs de l’Orient et aux couleurs de l’Occident… un mélange de saveurs et de douceurs. Inspiration. Juste le temps. De respirer, de m’inspirer… Inspiration. Quand vient la rencontre, le temps de partager, de penser et panser… à vous ; Vous si loin, trop loin. Je demeure ici avec Lui, avec Vous, deux ans. Et filent d’autres jours où je marche, déambule dans ces couloirs sombres, mais comme une feuille de thé, je m’envole à Shikoku. Presque. Je rêve, je lis, j’écris quelques vers silencieux parmi les rimes de Jacques et L’empreinte d’Anna. Je respire, m’inspire toujours… Inspiration. Senteurs du sud, début d’un dernier long voyage. « Dans la merveilleuse aventure de la vie au présent, l’existence est riche d’aurores chaque jour nouvelles. » n’oublie pas ces mots-là, me dit-elle, n’oublie pas cela, me murmure cette petite voix. Et Comme il est bon d’aimer, de Vous aimer chaque jour : je vis sans plus rien écrire, sans rien encrer dans ce carnet, je vis auprès de Vous ; dans le foyer, la lueur étroite de la lampe éclaire nos sombres heures, mai(s), une sérénité s’installe grâce à l’autre regard, Anise. Oh ! Ce bonheur de te voir sourire et rire, t’éveiller à la vie, transmettre ta joie autour de toi… petite, toute petite encore. Il n’est pas un instant où j’aime me souvenir d’Eux, de vous… mais l’absence, la distance… me plongent dans d’autres maux, des mots plus doux. Jane Eyre. Courte inspiration. J’oublie (pas), je poursuis mon chemin. Un coup d’œil en arrière, des échanges ici ou là, Le temps de vivre ces émotions et déjà, je disparais, m’efface dans La vie profonde. C’est tout (ou presque), Jeune fille ! Pause. Je pose mes mots et au fil des jours, reviennent les senteurs méditerranéennes, les saveurs bien à elle… De moi, tu aimes… Ces mots, parfois, vous échappent. Entre Charlotte et Anna, mon cœur chavire. L’annonce des beaux jours et Paris l’instant d’après, un va-et-vient littéraire trouve place avant le calme, la douceur de l’été, le repos dans La maison des hautes falaises. Et le soir, et la nuit, l’inspiration toujours pressante, toujours présente et Anna encore et encore contre le vague à l’âme ; un besoin de mer urgent, l’envie de m’émerveiller et Gaby, Gabriële, l’inspirante. Partir. Enfin, partir… Faire escale sur la Côte. Atlantique. Embruns, air marin, senteurs et saveurs d’ailleurs, tout se mêle, se mélange, mais tout se perd… On espère repartir quand vient le blues… Et malgré les mots posés, reste le manque de mer. Alors garder, regarder, et m’émerveiller… beauté éphémère, aussi légère qu’une feuille de thé, beauté quand même. S’en aller pour revenir aussitôt… le temps s’assombrit et le deuil s’impose de lui-même : inspiration oppressante, omniprésente Mina Loy s’est perdue, éperdument. Dernière inspiration avant que la saison décline. Définitivement. Tourner la page, fermer le livre et jeter l’encre !

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2 commentaires sur “Me souvenir du printemps et de l’été

  1. Bon jour,
    Un texte en synthèse fort intéressant par son originalité, style, et les liens qui ouvrent vers d’autres ailleurs.
    Max-Louis

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