Incipit – Besoin de mer, Hervé Hamon

Après une absence au rendez-vous dominical Premières lignes du blog Ma Lecturothèque, je reviens vous offrir un incipit car j’ai un grand Besoin de mer

1. Prologue trivial
Besoin est un mot dont il faut se justifier, s’acquitter. Car ceci n’est pas une histoire d’amour. Pas une histoire, en tout cas, dont l’amour seul fournirait l’argument, ou le prétexte. J’aime les vagues, assurément, je n’imagine pas sans excitation le carrousel d’écume qui enveloppe le phare de la Vieille [blanc, rouge et vert, 3 occultations, période de 12 secondes] face à l’île de Sein, où les pêcheurs de bars se risquent par vent contre courant. Mais j’aime encore […]

Douce fin d’après-midi à vous.

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va-et-vient littéraire 

Ou plus couramment appelé sur la blogosphère In my mail box. Petit rendez-vous dominical créé par Kristi du blog The Story Siren et repris en France par Lire ou Mourir.
Il permet de faire le point sur nos dernières acquisitions : livres achetés, reçus (service-presse, cadeaux, etc.) ou empruntés (à des ami(e)s ou à la bibliothèque).
De mon côté, j’ajoute ceux qui s’en vont de mes étagères. D’où mon va-et-vient littéraire. Pour chaque livre « fraîchement arrivé », je vous écris sa quatrième de couverture.

Ils se sont envolés… d’autres attendent leur envol, ici
Paris l’instant, Philippe Delerm – lu : mon ressenti.
Les yeux bleus cheveux noirs, Marguerite Duras – lu mais non chroniqué. Il ne fait pas partie de mes préférés de Marguerite Duras.
Quelque chose à te dire, Hanif Kureishi – pas lu.
Le mumure du vent, Karen Viggers – lu mais non chroniqué. Trop de coquilles. La magie australienne n’a pas opéré cette fois.
Souvenirs pieux, Marguerite Yourcenar – commencé et abandonné. Je l’emprunterai à la bibliothèque.

Fraîchement arrivés… (vous les retrouverez Entre lectures à lire et envies)
Gabriële, Anne et Claire Berest (Stock, 2017. ebook), rentrée littéraire — partenariat NetGalley
«Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un xxe siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.
Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.»

Ce bel et vivace aujourd’hui, Jacques Lacarrière (Le Passeur, 2015) — en achat. Découvert lors de mes errances sur le site internet de la maison d’édition.
«Qu’aurait pensé La Bruyère du téléphone portable ? Comment Rimbaud, Nerval ou Baudelaire auraient décrit les raffineries qui jalonnent nos autoroutes ? Familier de la Grèce et de l’Orient, Jacques Lacarrière a poursuivi son itinérance dans notre Occident contemporain, en portant un regard singulier sur les innovations qui ont envahi notre quotidien.
Avec finesse et humour, il révèle la beauté cachée des lieux ou des objets a priori les moins poétiques — supermarchés, aéroports, smartphones, etc. —, pour peu que l’on change son regard. Ainsi en est-il de ces grues gigantesques emmanchées d’un long cou, qui n’ont rien à envier aux animaux des fables de notre enfance.
Douze textes inédits, formant la seconde partie, et une préface de l’ethnologue Pascal Dibie, prolongent cet inventaire poétique. « L’infini est en nous », conclut Jacques Lacarrière : avec l’aide des mythes et
symboles qui peuplent notre imaginaire, nous pouvons aborder allègrement les apparentes incongruités de la modernité.»

Le deuil du conjoint, de l’ombre à la lumière, Anne Liu (Chronique Sociale, 2017) — en achat
«De l’ombre à la lumière
Destiné aux veuves et aux veufs, mais aussi à tous ceux qui par leur profession, ou leur affection, leur sont proches, cet ouvrage parle de mort mais aussi d’amour, de désespoir mais surtout d’espérance. Il veut écrire et crier ce qui n’est jamais dit, par peur, par pudeur.
Tout d’abord, le deuil est présenté au plus près de la si dure réalité, sous le regard de professionnels.
Suivent des témoignages émouvants de femmes et d’hommes dont la vie a basculé.
Des poèmes, des textes littéraires, des prières accompagnent nos fragilités, notre finitude, et nous conduisent vers une nouvelle vie lumineuse.
Cet ouvrage s’achève sur des adresses d’associations et de sites où trouver un appui.
Les auteurs eux-mêmes sont joignables via une adresse courriel de contact.»

Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie, François Cheng (Albin Michel, 2013) — emprunt bibliothèque. Découvert l’auteur grâce à sa dernière publication, De l’âme – que je n’ai pas lu – ces Cinq méditations m’attiraient. 
«Comme ses Cinq méditations sur la beauté, ce texte de François Cheng est né d’échanges avec ses amis, auxquels le lecteur est invité à devenir partie prenante. Il entendra ainsi le poète, au soir de sa vie, s’exprimer sur un sujet que beaucoup préfèrent éviter. Le voici se livrant comme il ne l’avait peut-être jamais fait, et transmettant une parole à la fois humble et hardie.
Il n’a pas la prétention de délivrer un « message » sur l’après-vie, ni d’élaborer un discours dogmatique, mais il témoigne d’une vision de la « vie ouverte ». Une vision en mouvement ascendant qui renverse notre perception de l’existence humaine, et nous invite à envisager la vie à la lumière de notre propre mort. Celle-ci, transformant chaque vie en destin singulier, la fait participer à une grande Aventure en devenir.»

Academy street, Mary Costello (Seuil, 2015) — emprunt bibliothèque. Souvent vu sur la blogosphère lors de sa sortie, sa couverture m’attirait beaucoup. 
«Tess a sept ans lorsque sa mère meurt de la tuberculose. Nous sommes en Irlande dans les années 40, dans le vaste domaine familial d’Easterfield. Avec cette perte, se creuse en l’enfant silencieuse une solitide fondamentale. Tess a vingt ans lorsque des études d’infirmière la poussent à Dublin ; peu après, sa sœur Claire lui propose de venir tenter comme elle sa chance à New York. La vaste métropole et le tourbillon des années 60 emportent la timide jeune femme vers son destin.
Portrait lumineux d’une vie en marge, Academy Street balaie plus d’un demi-siècle avec l’ardeur et la délicatesse de son inoubliable anti-héroïne. Sous la sobriété de la phrase, derrière la discrétion de Tess se cachent une force prodigieuse et une existence d’une beauté rare, menée à distance du bruit et de la fureur, suspendue entre la terre natale et le pays d’adoption, guidée par la puissante lame de fond des émotions.»

Encore de nombreux livres à déguster, apprécier… De quoi enchanter mon cœur et mon âme les semaines à venir.