Incipit – Kinderzimmer, Valentine Goby

Kinderzimmer sera t-elle ma prochaine lecture ? Je ne sais pas. Peut-être. Bien que ce livre de Valentine Goby soit dans ma pile à lire, il reste un achat récent, d’autres m’attendent depuis des mois, des années…

Je vous offre, toutefois, l’incipit de ce roman.

PROLOGUE

Elle dit mi-avril 1944, nous partons pour l’Allemagne.

On y est. Ce qui a précédé, la Résistance, l’arrestation, Fresnes, n’est au fond qu’un prélude. Le silence dans la classe naît du mot Allemagne, qui annonce le récit capital. Longtemps elle a été reconnaissante de ce silence, de ce effacement devant son histoire à elle, quand il fallait exhumer les images et les faits tus à vingt ans ; de ce silence et de cette immobilité, car pas un chuchotement, pas un geste dans les rangs savaient que leurs voix, leurs corps si neufs pouvaient empêcher la mémoire. Au début, elle a requis tout l’espace. Depuis Suzanne Langlois à parlé cinquante fois, cent fois, les phrases se forment sans effort, sans douleur, et presque, sans pensée.

Elle dit le convoi arrive quatre jours plus tard.

Les mots viennent dans l’ordre familier, sûrs, elle a confiance. […]

Beau début me donnant envie de poursuivre.

D’autres premières lignes à découvrir
sur le blog Ma Lecturothèque

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2 réflexions sur “Incipit – Kinderzimmer, Valentine Goby

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