Émile Verhaeren, Chaque heure, où je songe à ta bonté

Quelques vers en ce début d’après-midi printanier.
Quelques vers d’Émile Verhaeren

Chaque heure, où je songe à ta bonté

Chaque heure, où je songe à ta bonté
Si simplement profonde,
Je me confonds en prières vers toi.

Je suis venu si tard
Vers la douceur de ton regard,
Et de si loin vers tes deux mains tendues,
Tranquillement, par à travers les étendues!

J’avais en moi tant de rouille tenace
Qui me rongeait à dents rapaces,
La confiance
J’étais si lourd, j’étais si las
J’étais si vieux de méfiance,
J’étais si lourd, j’étais si las
Du vain chemin de tous mes pas.

Je méritais si peu la merveilleuse joie
De voir tes pieds illuminer ma voie,
Que j’en reste tremblant encore et presque en pleurs
Et humble à tout jamais, en face du bonheur.

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2 réflexions sur “Émile Verhaeren, Chaque heure, où je songe à ta bonté

    1. Oui, ils sont beaux. Je ne sais pas de quoi parlent-t-ils et ce n’est pas grave. La poésie a cela de merveilleux : chacun d’entre nous s’approprie les vers. Le poème résonnera différemment d’une personne à une autre.

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