“Pendant la nuit la pluie est tombée huit heures d’affilée…

… d’abord d’enfance, légère, timide presque, et puis installée, tenace et vieille. Et puis, de cette pluie le soleil est sorti, harassé. Et le soir de ce jour il y a eu la fête immense d’une tempête blanche, elle est arrivée brusquement dans la lumière. La mer est devenue à perte de vue le théâtre de la pluie. Sous l’auvent d’un bâtiment abandonné il y avait l’enfant. Il la regardait, elle, la mer. Il jouait avec des cailloux ramassés sur la plage. Il portait un vêtement rouge. Ses yeux étaient plus clairs que d’habitude, plus effrayants aussi à cause de l’amplitude aveugle de ce qu’il y avait à voir.”

DURAS Marguerite. (1980/2008). L’été 80. Paris : Les Éditions de Minuit. p. 23

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