Marguerite Duras, L’amant – Extrait

« Ce visage-là, nouveau, je l’ai gardé. Il a été mon visage. Il a vieilli encore bien sûr, mais relativement moins qu’il n’aurait dû. J’ai un visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée. Il ne s’est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a gardé les mêmes contours mais sa manière est détruite. J’ai un visage détruit. »

DURAS, Marguerite. (1984). L’amant. Paris : Les Éditions de Minuit. p. 10

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