Jean-Pierre Siméon, Éloge de la vieillesse

Quelques mots poétiques en ce samedi soir…
Ceux de Jean-Pierre Siméon
Avec son Éloge de la vieillesse

J’aime les très vieux
assis à la fenêtre
qui regardent en souriant
le ciel perclus de nuages
et la lumière qui boite dans les rues de l’hiver

j’aime leur visage
aux mille rides
qui sont la mémoire de mille vies
qui font une vie d’homme

j’aime la main très vieille
qui caresse en tremblant
le front de l’enfant
comme l’arbre penché
effleure de ses branches
la clarté d’une rivière

j’aime chez les vieux
leur geste fragile et lent
qui tient chaque instant de la vie
comme une tasse de porcelaine

comme nous devrions faire nous aussi
à chaque instant
avec la vie

Magnifique poème ! Surtout sa fin que j’aime particulièrement.

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6 réflexions sur “Jean-Pierre Siméon, Éloge de la vieillesse

  1. « j’aime la main très vieille
    qui caresse en tremblant
    le front de l’enfant »
    Quelle douceur dans ce poème ……….j’ai la nostalgie de ces caresses sur mon front, sur celui de mes enfants et aujourd’hui de mes petites filles. A chaque génération, le regret du geste fragile et lent de nos ancêtres …..
    merci beaucoup Eléonore

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