Robyn Davidson, Tracks

Écrire à chaud pour garder intactes mes émotions, mes larmes en fin de lecture.

Avoir passé un peu plus d’une semaine dans le désert australien en compagnie de Robyn Davidson, de ses chameaux et de sa chienne Diggity.
Vivre à ses côtés et partager son quotidien, sa traversée…

J’en perds mes mots… j’hésite… comme si ma lecture était trop intime pour la partager… comme si je trahisais le voyage de Robyn… comme si…

En grande rêveuse et aventurière immobile, je suis partie pleine d’espoirs. Découvrir l’Australie…
Désenchantement dès les premiers chapitres. Si les paysages restent magnifiques, à rendre sans voix au fil des siècles, les habitants – les blancs – eux… augmentent la distance qui me séparent d’eux. Et pourtant… c’est oublier que nous sommes cousins, des proches… européens. Alors j’hésite… entre la honte, la colère,  la tristesse face au sort du peuple aborigène entre les mains de ces blancs.
Cela a-t-il changé en quarante ans ? (Penser que le voyage eut lieu en 1975.) Le récit de Robyn Davidson a-t-il pu donner un autre regard sur les aborigènes ? Sont-ils considérés comme des êtres de bon sens, pleins d’humanité et d’amour ?
Un flot de questions coule en moi, de mon esprit…

Faut-il partir, voyager à l’autre bout du monde pour comprendre l’essence de la vie, de notre propre vie ?

Robyn nous emmène avec elle dans son voyage intérieur. Je l’ai suivie. J’ai su garder la bonne distance avec elle, elle m’y a aidé.
Entre les lignes, j’ai compris combien il est difficile de partager sa propre transformation intérieure. Arrive un moment où cette vie d’avant semble loin de nous, comme étrangère à nous. Elle l’écrit dans la préface, en première ligne

《Le passé s’effrite et s’éclipse derrière nous en laissant quelques indices avec lesquels nous essayons de le reconstruire.》

L’oubli se fait de lui-même. L’important reste dans le présent, et non dans ce lointain passé ou cet avenir indéfini et l’essentiel reste notre être et ses capacités, ses possibilités.

Le message de Robyn Davidson est puissant à qui veut le voir. Pas de leçon à donner, juste son regard, sa vision sur les êtres humains croisés sur sa route, sur l’environnement qui l’a menée jusqu’à la fin de son voyage, juste sur ça… pas juste… c’est un immense cadeau !

Je pourrais m’arrêter là. Il me semble omettre des détails, des sentiments, et autres émotions… et me dire que l’aventure prend fin, mon coeur dit non.

Comment garder ces souvenirs intacts de ma lecture ?
Quel prochain livre choisir après ?

Garder des mots de la fin

《[…] deux choses essentielles : on a la force et la puissance que l’on se donne et de tous les efforts, le plus difficile est de faire le premier pas, de prendre la première décision.》

Merci Mrs Davidson.
Merci aux éditions Stock d’avoir publié à nouveau ce récit de voyage et de me l’avoir offert lors du concours Vos lectures de printemps !

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2 réflexions sur “Robyn Davidson, Tracks

  1. touchante réflexion !!!! Je ressens aussi ce sentiment de tristesse à la fin d’un livre aimé et cette inquiétude quant au suivant …….et il arrive ce livre magique mais après bien des lectures moins exaltantes .

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