Catherine Pozzi, Nyx

Quelques mots poétiques… en ce matin pluvieux.
Quelques vers de l’amante de Paul Valéry
Catherine Pozzi
Née à Paris en 1892 et décédée à l’été 1934 de la tuberculose
(un peu plus sur elle, sa vie… ici)

Nyx
A Louise aussi de Lyon et d’Italie

Ô mes nuits, ô noires attendues
Ô pays fier, ô secrets obstinés
Ô longs regards, ô foudroyantes nues
Ô vol permis outre les cieux fermés.
Ô grand désir, ô surprise épandue
Ô beau parcours de l’esprit enchanté
Ô pire mal, ô grâce descendue
Ô porte ouverte où nul n’avait passé
Je ne sais pas pourquoi je meurs et noie
Avant d’entrer à l’éternel séjour.
Je ne sais pas de qui je suis la proie.
Je ne sais pas de qui je suis l’amour.

Pensées pour vous toutes et tous
Et douce journée !

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