Blaise Cendrars, Bijou-Concert

Le laisser choisir…

A l’heure des petits bateaux (France Inter),
à l’heure où le jour dort,
Au cœur du monde de Blaise Cendrars,
Au hasard, il l’a choisi
Ce poème du dimanche soir.

Bijou-Concert
Non
Jamais plus
Je ne foutrai les pieds dans un beuglant colonial
Je voudrais être ce pauvre nègre je voudrais être ce
pauvre nègre qui reste à la porte
Car les belles négresses seraient mes sœurs
Et non pas
Et non pas
Ces sales vaches françaises espagnoles serbes allemandes
qui meublent les loisirs des fonctionnaires cafardeux en mal d’un Paris de garnison et qui ne savent comment tuer le temps
Je voudrais être ce pauvre nègre et perdre mon temps

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4 réflexions sur “Blaise Cendrars, Bijou-Concert

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