Nina de Villars, Testament #poésie

Il est des dimanches où…
Il est ce dimanche où… écrire ailleurs, puis m’arrêter pour chercher un poème d’une femme et le nom de
Nina de Villars (ou Villard pseudonyme de Marie-Anne Gaillard  née en 1843 et décédée 41 ans plus tard) m’interpella et son Testament également

Testament
(recueil Feuillets parisiens)

Je ne veux pas que l’on m’enterre dans un cimetière triste ; je veux dans une serre, et qu’il y vienne des artistes.

Il faut qu’Henry me promette  de faire ma statue en marbre blanc  et que Charles me jure sur sa tête  de la couvrir de diamants.

Les bas-reliefs seront en bronze doré. Ils représenteront les trois Jeanne, puis Cléopâtre et puis Aspasie et Ninon.

Qu’on chante ma messe à Notre-Dame, parce que c’est l’église d’Hugo ; que les draperies soient blanches comme des femmes et qu’on y joue du piano.

Que cette messe soit faite par un jeune homme, sans ouvrage et qui ait du talent. Il me serait très agréable que de la chanteuse il fut l’amant.

Enfin, que ce soit une petite fête, dont parlent huit jours les chroniqueurs. Sur terre hélas ! Puisque je m’embête, faut tâcher de m’amuser ailleurs.

Il est des coïncidences incroyables.

En ce dimanche soir, mes pensées se tournent vers…

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2 réflexions sur “Nina de Villars, Testament #poésie

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