José-Maria de Heredia, Soleil couchant #poésie

Au petit soir, quand tout est calme, qu’il fait noir où seules les étoiles scintillent et quelques voix d’enfants, au loin, nous rappellent que la nuit … les souvenirs de Soleil couchant me reviennent :

Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l’âpre sommet que le couchant allume ;
Au loin, brillante encor par sa barre d’écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.

A mes pieds c’est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume.
Seul, l’Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l’Océan s’unit.

Alors, comme du fond d’un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.

L’horizon tout entier s’enveloppe dans l’ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d’or de son rouge éventail.

José-Maria de Heredia, Les Trophées
Paisible nuit dans les bras de Morphée.

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2 réflexions sur “José-Maria de Heredia, Soleil couchant #poésie

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