François Roux, Le bonheur national brut

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680 pages lues en deux, trois jours ! Une première pour moi, si ma mémoire est bonne.
Les pavés me font, généralement, fuir.

Le bonheur national brut, c’est trente et un ans d’amitié entre Paul, Benoît, Rodolphe et Tanguy retracés sur fond d’Histoire (politique) de France – de l’élection de François Mitterrand à celle de François Hollande.

Aucun mystère, aucune surprise, sur le dénouement de l’Histoire, mais sur l’histoire ?

Mai 1981.
Si je nageais en plein bonheur dans le ventre de ma mère, quand la France était un « pays bel et bien coupé en deux », Paul, Benoît, Rodolphe et Tanguy, eux, s’apprêtaient à passer leur baccalauréat.
A la fin de l’été, chacun irait sur le chemin de sa propre vie, dont un seul s’en irait des terres bretonnes vers la Capitale.

La vie étudiante des quatre amis et leur début dans la vie active défilent au rythme de la première partie du roman, mais, quand arrive la deuxième, un petit pincement au cœur et une pointe de déception en voyant la date : des années absentes ! dont celle de mon baccalauréat. Une frustration qui donna naissance à un sentiment d’évincement. Le bonheur national brut s’adresse-t-il à une seule génération ? Mon jeune âge n’est-il pas un frein à ma lecture ?

Si j’ai baigné dans Le bonheur national brut pendant quelques jours sans prendre un autre livre en main, et en retiens un vrai plaisir de lecture, je m’attendais à un roman plus rythmé, plus rock’n’roll, comme le laisse espérer la photo du bandeau du livre. Ne serait-ce pas due à ma frustration décrite plus haut ? Peut-être aussi à ma déception dans l’évolution des personnages ? Ou … je m’arrête là, je vous épargnerai mon auto-analyse.

Notez que ce livre très épais m’a donnée envie d’en lire d’autres, tout aussi gros et ceci est une petite victoire pour moi !

Le bonheur national brut de François Roux aux éditions Albin Michel (2014). Isbn 978-2-226-25973-8

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7 réflexions sur “François Roux, Le bonheur national brut

  1. J’ai hesité a le lire.. Car la litterature francaise n’est pas mon fort.. Apres avoir lunton post , j’avoue que j’ai envie de plonger dedans.. Bon. Il faut que je quitte Saul bellow et son immense oeuvre.. Que je te recommande au passage..

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