Extrait du discours Nobel de Patrick Modiano

Lundi touche à sa fin, je claviette aux lueurs de la lumière artificielle, Juliette Gréco me chante La Javanaise – des mots de Serge Gainsbourg, des mots que j’aurais pu citer, mais …

Lundi, l’un dit …

Patrick Modiano a dit, hier, devant « une si nombreuse assemblée » :

« Il me semble, malheureusement, que la recherche du temps perdu ne peut plus se faire avec la force et la franchise de Marcel Proust. La société qu’il décrivait était encore stable, une société du XIXe siècle. La mémoire de Proust fait ressurgir le passé dans ses moindres détails, comme un tableau vivant. J’ai l’impression qu’aujourd’hui la mémoire est beaucoup moins sûre d’elle-même et qu’elle doit lutter sans cesse contre l’amnésie et contre l’oubli. À cause de cette couche, de cette masse d’oubli qui recouvre tout, on ne parvient à capter que des fragments du passé, des traces interrompues, des destinées humaines fuyantes et presque insaisissables.

Mais c’est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l’oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l’océan. »

Les derniers mots de son discours prononcés à Stockholm (Suède) pour la remise de son prix Nobel de littérature.

Pour réentendre son discours, c’est ici
Pour lire son discours, c’est

Sur ces mots, il serait temps que je lise L’herbe des nuits …
Douce soirée à toutes et tous !

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